
Le Seigneur du Svastika se déroule dans un monde post-atomique où la plupart des créatures vivantes sont des êtres mutants, dégénérés, en raison des radiations qu’ils ont subies. Des humains « génétiquement purs » y survivent malgré tout. L’un d’eux, Feric Jaggar, parvient à prendre la direction d’un parti extrémiste et à s’emparer finalement du pouvoir. Là, il laisse libre court à ses délires d’épuration raciale, en exterminant ou stérilisant tous les mutants – jusqu’à sa victoire finale.
La lecture du roman laisse une impression ambiguë car on ressent de l’empathie, surtout au début, pour le héros en lutte face aux hordes mutantes. Il y a un parallèle à faire avec de nombreux ouvrages de SF/fantasy qui ont une composante involontairement fascisante à opposer des « races » entre elles.
Si l’histoire lasse un peu à la fin (vu la répétition des œuvres d’épuration), la reproduction des fantasmes de Hitler est effectivement bien réalisée. Outre les références historiques, on y identifie facilement les éléments de l’idéologie nazie et ses « ennemis » (soviétiques et juifs). La pseudo-postface (écrite également dans le monde uchronique où Hitler est écrivain) apporte un éclairage supplémentaire au récit. Le tout fait de l’ouvrage une dénonciation de l’idéologie nazie et de sa séduction.
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