
Se dévoilent alors peu à peu les sombres secrets et les lâches compromissions des villageois pendant la guerre, dans une région indéfinie mais que l’on devine frontalière du Grand Reich. Brodeck raconte aussi peu à peu l’horreur qu’il a subie, prisonnier des camps et improbable survivant, lui aussi victime de l’hostilité des villageois vis-à-vis de ce qui leur est étranger. Il reconstitue peu à peu la trame des événements qui ont conduit à l’exécution de « l’Anderer » comme à sa propre déportation.
Le récit est lent à se mettre en place et à se dévoiler (le rendant un peu ennuyeux au début, malgré le style remarquable - parfois un peu lourd), il faut donc passer l’écueil des premiers chapitres – mais il gagne par la suite en intrigue et en profondeur. La finalité de la rédaction du rapport reste discutable (à moins d’y voir une sorte de catharsis du village mais comme sa version finale n’est lue que par une seule personne ?), mais pour le reste, l’auteur décrit fort bien dans ce livre sombre l’articulation des petites et grandes lâchetés des hommes quand ils ont peur.
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